<% codePage="Txtrsq2" %> Les niveaux sensori-moteurs et cognitifs du contrôle de l'action selon Paillard


Organisation hiérarchisée de la motricité

Les niveaux sensori-moteurs et cognitifs du contrôle de l'action selon Paillard
Synthèse réalisée à partir de l'article de J. Paillard " Les niveaux sensori-moteurs et cognitifs du contrôle de l'action ", Recherche en APS n°1, 1985


Il existe deux niveaux de traitement des informations par le système nerveux liés à l'existence de deux formes de dialogue entre l'organisme et son environnement :

Les traitements sensori-moteurs dépendent de programmes et d'opérations pré-cablés (génétiquement) intervenant dans une structure modulaire hiérarchisée, possédant des capacités d'auto-régulation sans mémoire (boucle gamma) et munis de processus auto-adaptatifs (automatiques, permettant des acquisitions sans l'intervention de la conscience et dotés d'une mémoire). (cf. schéma 2)
Ce niveau permet d'accomplir toutes les fonctions basales de l'organisme, avec une flexibilité due à ses processus d'assistance et de régulations "réflexes".

Les traitements cognitifs (mieux connus depuis l'analyse de troubles pratiques - apraxie...) comprennent des processus de programmation et de commande soumis aux opérations de planification de l'action (stratégies). Cette stratégie est elle-même choisie en fonction des informations concernant l'image du but à atteindre, l'environnement, comparées avec celles stockées en mémoire et mises en relation avec les intérêts et priorités de l'individu (motivations). L'acte accompli est évalué (notion "d'évaluateur conscient") par sa conformité aux conséquences sensorielles prévues et anticipées dans le projet d'action, ce qui permet une régulation cognitive de l'action. (nouvelle stratégie ... )

L'interdépendance des compartiments sensori-moteur et cognitif
Le "pilotage automatique" n'est pas limité au niveau sensori-moteur. "L'évaluateur conscient", canal de traitement à capacité limitée engendre un principe de "recherche de moindre coût attentionnel", ce qui entraîne au niveau cognitif, la création d'automatismes. Aux programmes câblés du niveau sensori-moteur vont s'ajouter des programmes "acquis" (câblage cérébral) qui vont intervenir sur ces premiers pour moduler leur logique câblée aux fins d'une activité volontaire donnée.