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   Dans de nombreuses situations sportives où le milieu est changeant, instable, les sportifs doivent s'adapter à des événements imprévisibles sans que cela n'affecte leur réalisation motrice. Pour cela, ils développent une capacité à gérer en même temps une double tâche (par exemple piloter un bateau et choisir une trajectoire, conduire une balle et choisir un partenaire démarqué…) ce qui nécessite de partager ses ressources attentionnelles, celles-ci étant limitées.
      En automatisant certaines conduites à la fois motrices mais aussi tactiques, les sportifs de haut-niveau libèrent une partie de leurs ressources attentionnelles et peuvent ainsi plus facilement s'adapter à des événements imprévus sans que cela n'affecte leur performance.
      Pour faire face à des contraintes informationnelles fortes, les sportifs développent des stratégies qui vise à réduire les coûts cognitifs de la situation. Ainsi, le joueur de basket-ball pour lequel le dribble est devenu automatique peut consacrer son attention à la recherche du joueur démarqué à qui faire une passe, plutôt qu'au contrôle de la balle. Le pilote d'un bateau qui vire de façon automatique lors de croisement avec d'autres bateaux, peut utiliser de l'attention pour anticiper l'enroulement de la bouée qui est proche. A ce niveau de la réflexion, il semble utile d'approfondir le problème en se posant un certain nombre de questions :

Nous apportons des éléments de réponse et de réflexion à ces questions dans les parties suivantes :