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cognitives

Attention : limitations de la capacité de traitement de l'information
Extrait d'un ouvrage de Richard A. Schmidt, "Apprentissage moteur et performance". Vigot, 1993

      L'attention d'un joueur de tennis sur le point de servir est divertie par les pleurs d'un bébé sur les gradins. L'attention apparaît limitée en ce sens qu'il ne semble exister qu'une certaine quantité de capacité de traitement de l'information. Si cette capacité est surchargée, une quantité importante d'information risque d'être perdue.

    Il semble aussi que l'attention soit sérielle car elle paraît se centrer d'abord sur une chose, puis sur une autre ; il nous est difficile de fixer notre attention sur deux choses à la fois. Quelquefois elle est dirigée vers quelque événement sensoriel extérieur (percevoir les mouvements d'un opposant), quelquefois elle est centrée sur des opérations mentales internes (essayer de se souvenir de la combinaison appelée) et quelquefois elle est centrée sur des informations sensorielles internes (sensations des muscles et articulations). De plus, les difficultés à effectuer deux tâches simultanément sont bien connues, comme s'il existait des limites dans la capacité totale de traiter les informations fondamentales.

    La figure 2.7 montre comment la quantité (ou capacité) d'attention doit être divisée entre une tâche " principale " et une activité secondaire. Quand la tâche principale est relativement simple, et ne demande pas une grande attention, il reste alors une capacité attentionnelle plus importante pour les autres tâches.

    Cette notion est importante pour comprendre la performance motrice de haut niveau. Dans de nombreuses activités, la quantité potentielle d'informations à traiter est énorme, certaines informations étant pertinentes pour la performance, et d'autres non (le bébé qui pleurait dans l'exemple ci-dessus).