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Dans de nombreux sports, l'un des déterminants de la performance motrice consiste à décider ce qu'il faut faire d'une façon rapide et prévisible. En effet, à quoi servirait la plus belle réalisation technique si elle n'était pas adaptée aux circonstances particulières de l'action ? Ce qui importe donc, c'est d'être en mesure de réaliser un choix de réponse pertinent à partir de la sélection d'un certain nombre d'informations prélevées dans l'environnement et à partir de son bagage moteur. L'efficacité de l'action dépend en partie des processus de traitement de l'information répertoriés classiquement autour de trois grandes étapes : analyse perceptive de la situation, sélection d'une réponse appropriée, programmation de la réponse motrice. Plus ces processus seront rapides, précis, efficaces et plus la performance sera rapide, efficace, ajustée.

Mais les individus possèdent une capacité limitée pour traiter l'information en provenance de leur environnement. Ainsi beaucoup de situations sportives nécessitent une attention supérieure aux possibilités humaines. Pour mesurer la demande attentionnelle et repérer l'intervention des processus cognitifs de traitement de l'information, les chercheurs calculent le temps de réaction (TR) qui correspond au temps écoulé entre la présentation soudaine et inattendue d'un stimulus et le début de la réponse. Ils utilisent également la technique de la tâche ajoutée avec des tests de temps de réaction et des évaluations de la détérioration de la performance.

Le concept de mémoire est également essentiel pour appréhender les stratégies perceptives et décisionnelles des sportifs ; on la définit en général simplement comme le stockage des résultats des différentes opérations de traitement de l'information réalisées lors des multiples expériences sportives.

Nous proposons des éléments de réflexion et d'approfondissement des concepts-clés relatifs aux processus de traitement de l'information dans les parties suivantes :