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Le NAC : un moyen pour "lire" le regard des champions
Extrait d'un article de L. Amette," Le NAC : tu vois ce que je vois ?". Sport et Vie, n°28


    Le NAC Eye Mark Recorder est fondé sur le principe de la réflexion cornéenne, utilisé par Macworth en 1958.
    En clair, cela signifie que les mouvements de l'œil se traduisent par de légers changements de courbure de la cornée qui peuvent parfaitement être suivi grâce la déflexion d'un mince rayon lumineux dirigé sur l'œil.
    Cette technologie dite de vidéo-oculographie permet un enregistrement continu de la direction du regard.
    Dans le système NAC, la méthode est encore plus évoluée. Un casque, équipé d'une caméra-vidéo, est placé sur la tête et arrimé par des sangles, le plus solidement possible, de façon à ce que la caméra accompagne chaque mouvement et puisse filmer en permanence le champ de vision du sujet.
    Pour savoir où se porte exactement l'attention, on a recours à un habile montage de réflexion cornéenne. Un spot lumineux est dirigé vers l'œil, puis réfléchi par la cornée vers un miroir semi-transparent incliné à 45°, au travers duquel le sujet regarde. Ensuite, la lumière est acheminée par un montage optique jusqu'à un prisme qui mixe le reflet cornéen et le champ de vision.
    En superposant les images de la caméra frontale et les déplacements du spot lumineux provoqués par l'errement de l'œil, on peut parfaitement observer les détails précis sur lesquels se focalise l'attention et les repères visuels du sujet qui lui permettent d'organiser ses mouvements. On parle alors de stratégies exploratoires visuelles…
    Le NAC permet aussi de mieux appréhender les mécanismes visuo-moteurs en cernant les différents types de visions, centrale ou périphérique. Selon les situations et le niveau de compétence du sujet, on s'aperçoit que les sportifs prennent en considération des informations visuelles sur lesquelles leur attention ne s'est pas spécifiquement portée… Bien sûr, le NAC, comme tout outil, possède ses limites. Certains sujets éprouvent des difficultés à supporter le casque. D'autres sont fatigués par le petit rayon lumineux envoyé dans l'œil. Cela n'a toutefois pas empêché le NAC d'être utilisé dans le cadre de recherches sur des disciplines aussi différentes que le tennis de table, le tennis, le hand-ball, le volley-ball, le tir au pistolet, l'escrime, la boxe française, l'équitation, l'escalade.