Il est des disciplines dont les caractéristiques objectives suffisent à définir le type d'effort à produire par l'athlète. La course de fond, l'haltérophilie, l'aviron, malgré leurs profondes différences, rentrent dans cette même catégorie d'activités que l'on peut qualifier d'activités à effort continu. Pour ces disciplines, la charge de travail peut être définie en volume et en intensité, et ces caractéristiques renvoyer directement à celles des filières énergétiques correspondantes.
Même si l'effort est progressif, impose des variations de rythme et fait appel à différents métabolismes, les composantes de la charge peuvent être relativement aisément qualifiées et quantifiées. Le volume correspondra au temps nécessaire pour réaliser l'épreuve - les délais de récupération entre les épreuves permettant le plus souvent une récupération quasi complète - et l'intensité renverra à la vitesse de déplacement et à la masse mobilisée.
Par opposition, on distinguera les efforts de type discontinu, au cours desquels alterneront des phases d'activité intense, des phases de récupération active, des phases de moindre engagement, qui dépendront étroitement du contexte immédiat dans lequel se déroule l'activité. Au premier chef seront concernés les sports collectifs ou les activités duelles, mais également certains sports individuels comme la voile, le ski, dans lesquels la médiation d'un engin et l'influence du milieu contribuent fortement à déterminer la charge de travail. Au delà de cette première distinction, d'autres éléments sont à prendre en compte pour caractériser l'effort fourni par le sportif : est il statique ou dynamique ? Quel est le pourcentage de la masse musculaire mobilisée ? Quelle est le degré de complexité de la tâche ?
Nous nous interrogerons donc sur :

Nous apportons des éléments de réponse et de réflexion à ces questions dans les parties suivantes :