Interpellés après leurs contre performances lors de matches de qualification pour l'Euro 2000, plusieurs internationaux du football français, champions du monde en titre, se sont élevés pour dénoncer un calendrier français trop sollicitant, ne leur permettant pas de récupérer suffisamment entre les rencontres et de faire face dans de bonnes conditions à l'ensemble des échéances de leur club et de la sélection nationale.
Il est acquis que l'état de forme optimale est un état passager, un déséquilibre programmé, que l'on ne peut atteindre ni conserver indéfiniment. Progresser à haut niveau passe donc par une meilleure récupération qui permet à l'athlète de se protéger et de faire face aux contraintes répétées de l'entraînement et de la compétition, mais également de mieux "programmer" sa forme en vue des échéances majeures de son calendrier sportif.
Ce processus s'appuie sur un mécanisme physiologique incontournable, la surcompensation, permettant à l'organisme de compenser les déséquilibres provoqués par l'activité humaine et de créer de nouveaux équilibres physiologiques quand les contraintes auxquelles il est soumis évoluent. Mais les effets complexes et combinés de la charge d'entraînement, leur influence à plus ou moins long terme, la nécessité d'intégrer les dimensions psychologique et affective, imposent de replacer la récupération dans le cadre plus large de la régulation du processus d'entraînement.

Nous apportons des éléments de réponse et de réflexion à ces questions dans les parties suivantes :